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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:13

 

 

Jeux d’Asie. Jeux traditionnels à réaliser et à partager, Madame Gigogne en Chine,

Valérie Karpouchko, Le Sablier Jeunesse, 2011, collection A toi de jouer, 29 pages,
Albine Sueur (texte et narration), Michel Montoyat (musique), 36 min 03 sec

 

 

L’ouvrage est très intéressant, mais il n’y a pas de véritable complémentarité entre l’album et le CD, ce qui pose problème. Le lien est thématique. L’album présente des jeux d’Asie, le conte est chinois. On ne peut pas les exploiter conjointement. Le CD peut seulement être considéré comme un prolongement de la découverte d’autres cultures que constitue la découverte de jeux venus d’Asie : il permet justement de souligner leur dimension culturelle.

 

L’album a été publié antérieurement seul. Le conte du CD n’est pas édité par ailleurs. Il correspond à un spectacle d’Albine Sueur, comédienne, conteuse et marionnettiste : le CD restitue bien la dimension théâtrale de l’interprétation qui devrait séduire les enfants et les aider à suivre les péripéties complexes, malgré l’absence de support écrit.

 

L’album

Il explique 10 jeux variés d'énigme, de réflexion et de stratégie et le jeu solitaire d’origami : Go ; Gomoko ninuki ; Doushou qi ; Xiang qi ; Shap luk kon tseung kwan ; Tangram ; Pachisi ; Bagh chal - le mouvement du tigre ;  Perali koyuma : Moksha patamu ou échelles et serpents ; Origami.

Il s’ouvre  sur une carte de l’Asie (sans que les différents pays soient indiqués, ce qu’on peut regretter), et 3 pages d’introduction qui, après avoir situé la passion du jeu de l’Asie, donnent le mode d’emploi du livre et quelques conseils pratiques pour fabriquer les plateaux de jeu et les pions.

Pour chaque jeu  sont donnés le contexte historique (« La petite et la grande histoire »), le matériel nécessaire, le nombre de joueurs et la difficulté, le but du jeu, la règle et le déroulement, et éventuellement des astuces et des tactiques. Les règles sont simples à comprendre, les illustrations éclairantes, ce qui donc de jouer en famille ou entre amis : activité ludique mais aussi éducative, qui peut aussi être pratiquée dans les activités périscolaires.

 

 

Le CD

Ce conte, à la fois initiatique et étiologique, aux résonances sociales, est une réussite totale, ce qui fait d’autant plus regretter l’absence de support écrit (et de découpage en plusieurs plages du CD) dans le cadre d’un usage familial . Mais une exploration en classe peut être faite : l’intérêt des enfants pour le conte peut motiver une recherche documentaire plus approfondie et des travaux de restitution orale ou écrite.

Dans le Sseu-Tch’ouan, contrée des Mille lacs ou Mille larmes, un Seigneur de guerre, Sombre Dragon, terrorise tous ses sujets, tuant ceux qui désobéissent. Seul Wen P’eng, dont le père a été tué par Sombre Dragon, ose l’affronter. Comme sa mère est invalide et qu’ils n’ont même pas un lopin de terre, il pêche dans la crique des dragons d’or. Un jour, alors qu’il rentre, il croise Sombre Dragon qui l’arrête, bien que la crique ne lui appartienne pas. Wen P’eng combat vaillamment celui qui apparaît dès lors comme un véritable dragon. De retour chez lui, il minimise ses blessures devant sa mère qui, effrayée à la pensée de le perdre, lui interdit de pêcher et lui raconte l’histoire de Méduse. Celle-ci, autrefois fidèle dame de compagnie de Sombre Dragon, doit traverser la mer pour aller chercher de la cervelle de singe vivant, laquelle aurait la vertu de rendre le plus beau. D’une bêtise fort comique, elle est bernée par le singe et subit la colère de son maître, ce qui explique sa forme actuelle et son pouvoir urticant, vengeance exercée contre les singes et leurs cousins, les hommes.

Wen P’eng désobéit pourtant et pêche un poisson qui parle, « Princesse Poissonne Polissonne ». Pour le remercier de l’avoir libérée, la fille du roi des dragons d’or lui donne une perle, qui se révèle magique : elle multiplie grains de riz, gâteaux, pièces de monnaie. Désobéissant toujours, le jeune garçon décide de partager ce pouvoir avec les paysans afin que tous soient libérés du joug du tyran.
La colère de Sombre Dragon est terrible : il dévore un enfant pour obtenir la révélation de l’origine de la richesse. Mais lorsque la mère de Wen P’eng s’apprête à donner la perle, ce dernier l’avale et se transforme en dragon d’or. Du combat acharné entre les deux dragons, entre le Bien et le Mal, le Bien sort vainqueur : le dragon d’or est blessé à mort mais tue sombre Dragon ; l’enfant avalé vivant est ainsi libéré.
C’est alors qu’apparaît Princesse Poissonne Polissonne : elle soigne le blessé et tous deux s’envolent dans le ciel, devant la mère en pleurs. Sept larmes tombent des yeux du dragon d’or, sept larmes qui deviennent sept nouveaux lacs de la province de Sseu-Tch’ouan.

 

Episodes comiques, terrifiants, merveilleux et poétiques tiennent en haleine. Albine Sueur campe chaque personnage tant dans son allure que dans ses intonations caractéristiques. Elle s’est inspirée de contes traditionnels, de même que Michel Montoyat a composé une musique inspirée de la musique chinoise traditionnelle, qui s’entrelace avec le récit ou ponctue les péripéties dont elle respecte la tonalité propre. L’ensemble a la vertu d’inciter les enfants à jouer certains épisodes, celui de la Méduse et du Singe  notamment (expérience faite avec mes petits-enfants de 8 et 9 ans).

 

Bilan

Un ouvrage à partager en famille avec des enfants à partir de cinq-six ans.
L’album est aussi un outil précieux pour les centres de loisir ou l’accompagnement extrascolaire. En classe, le conte, plus particulièrement, est une bonne incitation à découvrir la culture chinoise, tant dans un cadre disciplinaire que dans des activités transdisciplinaires. Il peut efficacement motiver la lecture de recueils de contes chinois, l’écoute de musiques traditionnelles, le jeu théâtral (avec ou sans marionnettes), la composition d’illustrations libres ou elles aussi inspirées de peintures traditionnelles.

 

 

Liens
-
Présentation de l’éditeur : http://www.lesablier-editions.com/fileadmin/PDF/argu_jeux_d_asieOK.pdf
- Conte chinois Les larmes, qui a pu inspirer Albine Sueur : http://membres.multimania.fr/defrederique/asie/textechine/leslarmes.htm

- Bibliographie sur Ricochet : La Chine pour la jeunesse : contes de la Chine traditionnelle :

http://www.ricochet-jeunes.org/public/fichiers/bibliochine.pdf  (8 pages, format PDF)

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 23:54

 

 

                            C’est une ronde ! Alphabêtes musical,

 

Isabelle Morin (textes, musique et interprétation), Cyril Capelle (textes), Fanny Dolhain (illustrations), Actes Sud Junior, 2011, 64 pages, 39’ 3’’

 

 

Cet album CD est original, moins en tant qu’abécédaire animalier plutôt loufoque et poétique - on pense à Ménagerimes chez Didier Jeunesse (http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique197&debut_ouvrages_tout=20#pagination_ouvrages_tout) - , qu’en raison de son objectif spécifique qui est d’initier les jeunes enfants à un certain nombre de notions musicales grâce à des exemples ludiques. L’album propose au fil des chansons un répertoire de termes techniques que le sommaire mentionne d’ailleurs entre parenthèses. Il ne s’agit pas de faire apprendre méthodiquement le solfège mais de sensibiliser à la musique en faisant jouer avec les mots, les rythmes, les styles, les instruments…

 

Titres

L’araignée ; Le boa ; Le cha-cha du chat ; La demoiselle ; L’enfant éléphant ; Le flamant rose ; Gigi la girafe ; L’hippopotame ; Iggy l’iguane ; Julie, jolie jument ; Le koala ; Le lion ; Jack le macaque ; Le narval, la licorne des mers ; L’ours polaire ; Le pingouin ; Le quetzal ; La raie manta ; Le serpent ; L’électro cancan du toucan ;L’uranoscope ; Oh ! La vache ; Le wapiti ; Le xypho ; Le yack ; Le zèbre ; C’est une ronde.

 

Les chansons racontent de petites histoires, certains animaux exécutent une sorte de numéro musical fantaisiste : la raie manta amoureuse veut faire un régime, l’enfant éléphant rêve de s’allonger sur un sofa, le pingouin sur la banquise joue La lettre à Elise, l’hippopotame joue du tam-tam, le xypho du xylo[phone]… L’ensemble se présente comme un spectacle de music-hall que conclut la ronde finale.

L’imaginaire se déploie à partir de la musique des mots qui : « le cha-cha du chat », « Ré,ré, Régine/[…]/Ré, raie manta » , « C’est un sacré toucan/Qui me fait tout ce boucan !/ Danse, danse le cancan ».

 

Les illustrations

Les illustrations sont en parfaite harmonie avec la légèreté fantaisiste des textes. Les premières pages montrent l’ouverture du rideau sur des instruments de musique, tandis que les dernières montrent sa fermeture sur le dernier acteur, le zèbre. Les couleurs dominantes sont les complémentaires rouge grenat et surtout différentes nuances de vert (vert olive, kaki…). Les couleurs n’étant pas saturées donnent une impression de douceur.

La mise en page de chaque double page est soignée : animaux stylisés aux mimiques expressives, croqués dans leurs postures insolites, tel l’hippopotame au milieu de l’eau dans un kiosque à musique, tandis que passe une barque dans laquelle une jeune fille joue du didjeridoo, instrument qui accompagne la chanson. Tous les détails méritent d’être explorés : les lettres de l’abécédaire  souvent suspendues à un fil, la portée musicale délicatement dessinée en bas de page, illustrant le terme expliqué, le jeu des différentes polices, le répertoire musical étant défini en écriture cursive, quelques légendes malicieuses indiquant les personnages, les deux sens de boa »écharpe » ou « serpent », le chapeau en forme de pause sur la tête du flamant rose qui prend la pose pour la photo…. Un travail tout en nuances, comme la musique.

 

Le CD
L’objectif visé impose la complémentarité de l’album et du CD. Ce dernier est particulièrement réussi. Isabelle Morin est l’interprète principale, et Camille, Grégoire tout comme Jérôme Van Den Hole offrent leur participation savoureuse. Les instruments, les styles musicaux variés sont accessibles aux enfants et empêchent toute lassitude pour une écoute suivie, tout en permettant une appropriation approfondie si on le souhaite. Les rythmes du cha-cha, du cancan, du reggae alternent avec des morceaux plus classiques, La Lettre à Elise de Beethoven ou les accents impressionnistes de La demoiselle

 

Cet album CD à la fois subtil, amusant et entraînant invite aussi bien à écouter qu’à chanter, danser, rêver. Il se prête à un usage familial dès 4-5 ans, mais peut aussi être exploité dans des ateliers musicaux ou à l’école, dans une approche disciplinaire ou transdisciplinaire.

 

Liens

-Présentation de l’éditeur (accès à des images et des extraits musicaux) : http://www.actes-sud-junior.fr/livre.php?isbn=9782742795390,

http://www.actes-sud-junior.fr/9782742795390-l-isabelle-morin-cyril-capelle-fanny-dolhain-c-est-une-ronde-alphabete-musical.htm

-Présentation de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/critiques/livre/42987-c-est-une-ronde-alphabetes-musical

-Présentation de marmitalire : http://marmitalire.free.fr/livre-jeunesse/documentaires/2011/c-est-une-ronde-alphabetes-musical
-Site de Fanny Dolhain : http://www.fanni.fr/ (accès à de nombreuses illustrations http://www.fanni.fr/c%27est%20une%20ronde.html)

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 00:23

 

L’imagier des lettres et des mots, de A à Z en chantant !,


Corinne Albaut (texte), Olivier Latyk (illustrations), Jean-François Alexandre (musique), éditions Naïve, 2010, 60 pages, 12 minutes environ. 

 

 

 

L’imagier des lettres et des mots, de A à Z en chantant !, Corinne Albaut (texte), Olivier Latyk (illustrations), Jean-François Alexandre (musique), éditions Naïve, 2010, 60 pages, 12 minutes environ. 

 

L’album cartonné à spirale est facile à manipuler.

Chaque lettre majuscule se détache bien sur un fond de couleur. Elle devient un personnage joueur avec lequel joue un petit bonhomme. Ce dernier invite ainsi l’enfant à bien en visualiser la forme et même à suivre du doigt le dessin de la lettre. Les personnages, que décrivent deux vers rimés, sont bien trouvés et amusants. L’ensemble stimule la mémoire de l’enfant, qui apprend en jouant. Deux vers rimés

On peut être surpris de l’ordre des pages : au recto la lettre, et au verso, 4 images : différentes écritures de la lettre et trois mots illustrés commençant par celle lettre. Mais cela permet à l’accompagnateur de faire deviner les mots, à en trouver d’autres, à faire à son tour de petites vignettes (on peut écrire le mot à l’exception de la première lettre).

 

Le CD est moins réussi, et quoique de ce fait il soit moins ludique, il correspond bien aux objectifs de l’album. Il comprend 15 plages. Les 8 premières correspondent au texte de l’album, la « farandole des lettres » présentée comme le dialogue d’une voix adulte féminine et d’une voix d’enfant. La 9e fait entendre l’alphabet de Mozart, dans une version peu convaincante (voix féminine). Dans les 2 suivantes, les voyelles sont dites, puis reprises  dans les syllabes de base (bébé bibi…).  La 12e est intitulée : « Ah vous dirais-je l’alphabet », sur l’air connu d’« Ah vous dirais-je maman » (voix féminine). Un enfant ensuite récite tout l’alphabet. Enfin « Chantons l’alphabet » est interprété d’une manière plus convaincante par Jean-François Alexandre et la version instrumentale permet à l’enfant de chanter à son tour. Tout le CD invite donc à la mémorisation de l’alphabet.

 

 

Un livre CD à partager en famille, dans des centres de loisirs, à l’école. Album et CD se complètent, sollicitent tous les sens et permettent ainsi une utilisation avec des enfants très divers, qu’ils débutent l’apprentissage ou deviennent autonomes, qu’ils apprennent facilement ou rencontrent des difficultés spécifiques.

 

Liens

- Présentation :  http://www.top-parents.fr/activites-et-loisirs/musique/limagier-des-lettres-et-des-mots.html

- Site de l’illustrateur :www.olivierlatyk.com/ 

- Une autre version de l’alphabet de Mozart : http://www.youtube.com/watch?v=mOnQh60jBTk

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:16

 

 

Contes d’Amérique, Bertrand Dubois (adaptation et illustrations), Rue des enfants, 2011, 47 pages.

 

Cet album CD qui offre six contes traditionnels peu connus est intéressant, même si la mise en œuvre est relativement quelconque.

On peut regretter que leur provenance précise ne soit pas indiquée, sauf indication interne au conte. On peut pour la plupart les retrouver grâce aux sites spécialisés (iletaitunehistoire.com, feeclochette.chez.com...), ou dans le recueil général Contes du monde entier publié par Rue des enfants (http://www.placedesenseignants.com/catalogue/livres/jeunesse/contes-et-legendes/contes-du-monde-entier.html).

1 - Celui qui n’en faisait qu’à sa tête (conte kutenai, de la région correspondant actuellement au Montana , à l'Idaho , et à la Colombie-Britannique).
2 - Les papillons

3 - Les visages sur le mur

4 - Le grand Corbeau et le harfang des neiges (conte inuit)

5 - Les mouettes du lac Salé (Etat d’Utah)

6 - Bâton, tape !

 

2 de ces contes sont étiologiques : origine des papillons (belle histoire assez complexe), origine de la couleur du corbeau et de l’harfang des neiges (conte plus humoristique). 3 sont centrés sur les qualités et défauts indéracinables de l’âme, les défauts finissant toujours par être punis : l’expérience n’instruit pas le héros du premier conte ; dans le 3e conte, la belle dont l’âme est mauvaise ne parvient même pas le temps de quelques épreuves à être serviable et droite, ce qui lui coûte la perte de sa beauté (on pense aux Fées de Perrault) ; dans le dernier, les voleurs finissent par être punis grâce à la solidarité des frères. La 5e histoire est en réalité récente : elle est liée aux circonstances de l’installation des pionniers dans la région du lac Salé et prend une tonalité étiologique en expliquant le respect des mouettes des habitants de la nouvelle.

 

Les illustrations sont peu nombreuses, colorées, sans charme particulier.

Le CD s’écoute bien. Les voix, féminines et masculines, sont agréables et la diction nette. Certains contes sont plus vivants en raison de leur nature moins narrative, ou de l’expressivité plus grande du conteur (surtout la première conteuse qui clôt également le CD). Il y a relativement peu de musique, dont la ponctuation aide à créer une atmosphère particulière.

 

Un ouvrage à écouter pour le plaisir et pour découvrir le patrimoine oral de l’Amérique du Nord. Il permet des comparaisons avec des contes d’autres continents.

 

 

Liens

- Présentation de l’éditeur : http://www.ruedesenfants.fr/Modules/Presse+/cp1103_contesamerique.html

- Celui qui n’en faisait qu’à sa tête :

http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/celui-qui-n-en-faisait-qu-a-sa-tete-biblidcon_019 lire et écouter ;

Source : Contes des Amériques, Pascal Goudet (illustrations), Rue des enfants : http://www.amazon.fr/Contes-Am%C3%A9riques-Pascal-Goudet/dp/2351810252/ref=pd_sim_b_2

- Les papillons :

http://doc.euroconte.org/opac_css/index.php?lvl=section_see&id=60&location=8&dcote=7&lcote=3&nc=0&ssub=

- Les visages sur le mur :

http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/les-visages-sur-le-mur-biblidcon_030

- Le grand Corbeau et le harfang des neiges :

http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/le-grand-corbeau-et-le-harfang-des-neiges-biblidcon_015 ;

http://apel-saintroch-lehavre.fr/cariboost_files/Le_20grand_20corbeau_20et_20le_20Harfang_20des_20neiges.pdf ;

Source : Contes Inuit, Association Inuksuk, Delphine Bodet (illustrations), Rue des enfants :

http://www.amazon.fr/Contes-Inuit-Association-Inuksuk/dp/2351810279 

- Les mouettes du lac Salé :

http://feeclochette.chez.com/Ailleurs/lacsale.html

- Bâton, tape ! :

http://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes/lire/baton-tape-biblidcon_052;

Source : Contes des Amériques, Pascal Goudet (illustrations), Rue des enfants : http://www.amazon.fr/Contes-Am%C3%A9riques-Pascal-Goudet/dp/2351810252/ref=pd_sim_b_2

 

 

 

 

Contes d’Amérique,


Bertrand Dubois (adaptation et illustrations), Rue des enfants, 2011, 47 pages


 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

 

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 19:45

                                                   

                                                           Ella Fitzgerald,

 

Découverte des musiciens, Stéphane Ollivier (texte), Rémi Courgeon (illustrations),Elise Caron (narration), Gallimard jeunesse, collection Découverte des musiciens, 2011, 32 pages, 40 min.

 

 

 

 

Comme tous les albums de la collection, l’ouvrage raconte d’abord brièvement, en onze tableaux, l’enfance et la jeunesse l’enfance d’Ella Fitzgerald dans ses rapports avec la musique et sa carrière à venir. D’une famille modeste vivant dans un quartier populaire de New York, celle-ci est d’abord plus attirée par la danse, jusqu’à ce que lors d’un concours elle se mette à chanter, sunjuguant le jury.

L’histoire de cette passion de la musique vise, par l’identification, à susciter chez les jeunes enfants des vocations, d’amateur ou de musicien, et enseigne la persévérance. Les petits encarts de texte qui prennent à partie l’enfant et lui suggèrent des jeux d’écoute ont le même objectif. On peut les juger artificiels et peu utiles.

Chaque double-page de ces tableaux offre à la fois des photographies d’époque et des dessins de Rémi Courgeon qui campent le personnage en plein mouvement et restituent l’atmosphère de la scène, de la vie nocturne.

 

Suivent quatre doubles pages documentaires sur les principales caractéristiques de son chant : virtuose du scat, interprète originale du grand répertoire américain, artiste populaire spécialiste du swing, déployant son talent sur scène au cours d’improvisations typiques du jazz, caractéristiques qu’illustrent de grands morceaux : How high the moon ?; Bewitched, Bothered and Bewildered, Jingle bells, I don’t mean a thing. Ces pages sont illustrées Elles sont illustrées par de beaux portraits en noir et blanc.

 

 

Le CD

Le CD comprend onze enregistrements d’époque qui font entendre la voix d’Ella Fitzgerald, ainsi que celles de Duke Ellington et de Louis Armstrong. Narration (sobre) d’Elise Caron et courts extraits alternent d’abord, avant les 4 morceaux principaux correspondant aux pages documentaires.

 

 

Ce documentaire de qualité est très accessible dès 5-6 ans. Il constitue une bonne initiation à l’écoute et/ou à la pratique de la musique, et notamment du jazz. Il peut rassembler la famille et de jeunes élèves.

 

 

Liens

- Présentation de l’éditeur : http://www.cercle-enseignement.com/Ouvrages/Gallimard-Jeunesse/Decouverte-des-Musiciens/Ella-Fitzgerald

- Présentation sur livres-a-lire.net : 

http://www.livres-a-lire.net/article-livre-cd-ella-fitzgerald-collectif-gallimard-jeunesse-70985294.html
- Présentation sur passiondulivre.com : http://www.passiondulivre.com/livre-102269-ella-fitzgerald-1-cd-audio.htm

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

 

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 19:38

 

                                                    Django Reinhardt,


Stéphane Ollivier (texte), Lemmy Constantine (narration), Rémi Courgeon (illustrations), Gallimard Jeunesse, collection Découverte des musiciens, 2010, album de 24 pages, CD de 25 min.

 

 

 

Comme tous les albums de la collection, l’ouvrage raconte d’abord brièvement, en onze tableaux, l’enfance et la jeunesse de Django Reinhardt, créateur du jazz manouche, dans ses rapports avec la musique et son œuvre à venir : naissance à Liberchie, en Belgique, dans une famille de gens du voyage, musiciens dans un orchestre ; apprentissage du violon, du banjo, de la guitare et premier engagement professionnel à 13 ans ; mariage, incendie de sa roulotte ; réapprentissage de la guitare malgré de handicap de deux doigts paralysés ; découverte du jazz.
L’histoire de cette passion de la musique vise, par l’identification, à susciter chez les jeunes enfants des vocations, d’amateur ou de musicien, de même que les petits encarts de texte suggérant directement à l’enfant des jeux d’écoute. On peut les juger artificiels et peu utiles

Chaque double-page de ces tableaux offre à la fois des photographies d’époque et des dessins de Rémi Courgeon aux couleurs chaudes, donnant à voir les protagonistes er de grandes scènes, dont l’incendie). 

 

Suivent quatre doubles pages documentaires sur les périodes clefs de la carrière de Django Reinhardt : Un nouveau swing, alliance inédite de la guitare et du violon de Stéphane Grappelli ; Un américain à Paris, avec le saxophoniste Coleman Hawkins ; Pendant la guerre, avec le clarinettiste Hubert Rostaing ; Vers le be-bop, à la guitare électrique. Elles sont illustrées par une photo d’époque en noir et blanc.

 

Le CD comprend 13 plages. Il reprend le texte de l’album, lu par Lemmy Constantine à la fois sobrement et clairement. Il permet d’entendre un choix intéressant d’extraits significatifs et l’intégralité des morceaux évoqués dans la partie documentaire.

 

Ce documentaire de qualité est accessible dès 5-6 ans. Il constitue une bonne initiation à l’écoute et/ou à la pratique de la musique, à la fécondité du métissage culturel. Il peut rassembler la famille et de jeunes élèves.

 

 

Liens

-Présentation de l’éditeur : http://www.gallimard-jeunesse.fr/3nav/contenu.php?age=&page=collection&num=1&id_collection=200&tri=titre_resume&type=collection#liste

-Présentation sur Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/critiques/livre/40494-django-reinhardt

-Présentation sur livres-a-lire.net : http://www.livres-a-lire.net/article-livre-cd-django-reinhardt-stephane-ollivier-gallimard-jeunesse-50203450.html

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

 

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 00:06

 

 

 

Le conte

Le sujet de l'opéra de Mozart est emprunté aux Contes orientaux de Wieland (XVIIIe siècle). Schikaneder, franc-maçon comme Mozart, a remanié le texte en y introduisant rites, idéaux et symboles d’inspiration maçonnique. Cette version pour jeunes enfants de l’adaptation de Jean-Pierre Kerloc’h parue en 2003 chez Didier jeunesse (voir la présentation de Croqu’livre http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique200&debut_ouvrages_tout=30#pagination_ouvrages_tout) en est en réalité une simple version abrégée et non pas une véritable réécriture. Elle reprend l’essentiel des péripéties, dans les mêmes termes le plus souvent. Ce sont les descriptions qui sont supprimées et une grande partie des dialogues. Les derniers épisodes avant la conclusion, déjà plus rapides dans la version longue, sont résumés en une phrase. Cette rapidité permet de suivre l’intrigue, mais ne favorise pas la création d’une atmosphère merveilleuse. La portée symbolique, philosophique, est simplement suggérée. Le prince Tamino est parti « Pour découvrir le monde et trouver une vérité qu’il ne connaissait pas encore. » Il est soumis à une succession d’épreuves initiatiques : voyage périlleux, combat contre le monstre, jeûne et silence dans une grotte, épreuves de l’air, de l’eau et du feu. Monde des ténèbres, auquel appartiennent le serpent monstrueux, la Reine de la Nuit, le Maure Monostatos, et monde oriental de la Lumière, dont Sarastro est le grand prêtre, s’affrontent. Sur le fronton du temple est gravée l’inscription : « Nature, Raison, Sagesse ». L’union finale de Pamina et de Tamino symbolise l’union de l’Amour et de la raison. Le contrepoint comique des aventures de Papageno est apte à séduire les enfants.

 

Les illustrations

Ce sont les mêmes que celles de l’album de 2003, avec la même mise en page du texte : seules 4 doubles pages sont supprimées. Ce n’est pas là non plus une volonté de recréation en fonction d’un public plus jeune et pour compenser l’abrègement du texte. Seule la couverture (d’un rose d’ailleurs mal venu) est différente.

Ces illustrations sont caractéristiques du style de Nathalie Novi : couleurs flamboyantes, grandes silhouettes dans un décor restreint, absence des visages ou visages relativement inexpressifs. Un style qui ne se renouvelle pas assez.

 

Le CD comprend 20 plages. La narration est entrelacée avec la musique puis cède la place à un extrait chanté relativement bref (les plages durent de 1 min à 3 min 40 sec). Le jeune enfant ne perd ainsi pas le fil de l’intrigue : le conte occupe la première place ; les airs s’interrompent pour renouer le fil narratif dans une sorte de fondu enchaîné. L’interprétation est de qualité : c’est la même que celle de la version longue de 2003, sous la direction de Von Karajan. On peut cependant regretter une certaine précipitation de la diction d’un conte déjà très (trop) succinct, ce qui est préjudiciable au charme mystérieux impliqué en principe par ce conte initiatique, et ce en particulier lorsque les extraits chantés sont trop brefs. La voix de Valérie Karsenti, un peu aiguë, manque de force, d’ampleur et contribue aussi à cette impression.

 

Conclusion

Malgré son aspect commercial, cet ouvrage offre une initiation intéressante à la musique classique et notamment à l’opéra, accessible dès 5-6 ans, sans limitation d’âge. Le CD - malgré les réserves émises - est à mon sens plus réussi que l’album, trop peu créatif. La forme du conte musical permet à tous, adultes compris, de prendre connaissance d’une œuvre qui peut paraître obscure aux profanes. A chacun ensuite selon ses goûts, son âge, d’aller plus loin : découverte de l’album CD de 2003 (qui comprend le texte bilingue des airs chantés), dont le CD comprend de longs extraits musicaux, découverte des interprétations diverses de l’opéra intégral (CD et DVD) et enfin découverte des représentations à l’opéra.

Cette version est très exploitable en famille (comme celle de Gallimard illustrée par Aurélia Fronty http://livre.fnac.com/a1441390/Aurelia-Fronty-La-flute-enchantee ) ; la version longue me paraît plus intéressante pour un usage scolaire, notamment au collège et même au lycée : exploration transdisciplinaire, comparaison avec des mythes anciens et des contes traditionnels (mythe d’Orphée en particulier), comparaison entre différentes adaptations.

 

 

Liens

- Présentation de l’éditeur (accès à des images et un extrait audio) : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=360 

- Présentation de la version longue de 2003 : par l’éditeur (accès à des images et un extrait audio) : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=47 , sur Croqu’livre : http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique200&debut_ouvrages_tout=30#pagination_ouvrages_tout

- Analyse sur le site de l’opéra de Monpellier : http://www.opera-montpellier.com/jeune_public/flute_cahier.pdf (46 pages, format PDF)

- Résumé, discographie, liens vers le livret et des représentations : http://www.lamediatheque.be/travers_sons/op_moz01.htm

- Résumé et analyse de La flûte enchantée sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Die_Zauberfl%C3%B6te

-Site de Nathalie Novi : http://www.nathalienovi.com/

- Version de Thierry Beauvert, illustrée par Aurélia front, Gallimard, 2003 : http://livre.fnac.com/a1441390/Aurelia-Fronty-La-flute-enchantee (version qui a son intérêt, voir quelques notes jointes)

- Version de Maria Battaglia, Calligram, 2004 : http://www.decitre.fr/livres/La-Flute-enchantee.aspx/9782884801065

- Version d’Anne Gatti, illustrée par Peter Malone : http://livrjeun.bibli.fr/opac/index.php?lvl=categ_see&id=10&page=207&nbr_lignes=10148&main=&l_typdoc=a%2Cm (adaptation développée, illustrations peu séduisantes)

- - Un petit roman pour découvrir Mozart et notamment La flûte enchantée, avant d’écouter l’opéra (ou des extraits) : La flûte enchantée, tome 36 de La cabane magique, Mary Pope Osborne (auteur), Bayard Jeunesse, 2010 : http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/osborne-mary-pope/la-cabane-magique-t-36-la-flute-enchantee,25505556.aspx

 

 

 

 

 

                             La flûte enchantée racontée aux enfants,

 

Didier jeunesse, Jean-Pierre Kerloc'h , le Wiener Philarmoniker dirigé par Herbert von Karajan, Wolfgang-Amadeus Mozart, Valérie Karsenti , Didier jeunesse, 2010, 45 pages, 45 min 23 sec.

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:46

 

Le voyage musical est très réussi, mais le voyage illustré est moins convaincant.

L’ouvrage rassemble 18 chansons et comptines publiées en CD dans les années 1990 et déjà présents dans d’autres albums CD :

Mi Cabeza (Espagne) ; Tia Anica (Portugal) ; Broscutele (Roumanie) ; Ta Dorotka (Pologne) ; Nan Ni Wan (Chine) ; Lè Timoun an Mwen... (Haïti) ; Nini Ya Momo (Maroc) ; Ya Dounia (Andalousie) ; La Tarara (Espagne) ; Aliette (Antilles) ; Hush-a-Bye (Amérique du Nord) ; Spavaï (berceuse slave) ;
Klowé Bois (Antilles) ; Cinna Papa (Inde) ; Ninana (Italie) ; Ani Couni (Amérique du Nord - berceuse iroquoise) ; Berceuse du Liban ; Miambélé (Sénégal).

Voix d’enfants et voix d’adultes alternent et/ou se répondent, chantent à l’unisson avec bonheur. Le plaisir de chanter est manifeste et contagieux. Une mention particulière pour Lè Timoun an Mwen... interprétée par Mimi Barthélémy (solo et en chœur), Ya Dounia interprétée par Amina Alalaoui en andalou à laquelle répondent en français de jeunes enfants, La Tarara sur un poème de Garcia Lorca, Ninana (voix adulte), Hush-a-Bye (voix masculine et chœur féminin). Diversité des langues, des voix, des styles, des instruments (ou de leur utilisation), longuement entendus seuls parfois, des bruitages  permettent une écoute intégrale et répétée sans lassitude, dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte.

On peut ensuite réécouter chaque chanson et se l’approprier grâce au texte de l’album (transcription lorsque c’est nécessaire) ; la traduction est donnée dans les dernières pages (sauf pour la chanson andalouse seulement citée en français).

On peut regretter cependant que les petits caractères blancs ou colorés ressortent mal sur les fonds colorés. La mise en page se fait dansante pour les chansons les plus entraînantes.

 

Les illustrations donnent à voir les situations des chansons, les costumes, les instruments de musique. Mais une certaine uniformité est créée par la mise en page globale et surtout le choix de couleurs certes variées, mais toutes désaturées. De ce fait elles sont, à mon sens, moins séduisantes que les mélodies, et surtout elles ne traduisent pas le contraste entre les textes mélancoliques, les berceuses et chansons les plus entraînantes. Dommage.

 

Un ouvrage cependant très agréable qui fait découvrir la diversité des cultures, notamment  d’Europe (7 chansons).

 

 

Liens
-
Présentation sur Enfance et musique (accès à 16 extraits) : http://www.enfancemusique.com/Cache_-546368956/4DCGI/DISQUE/GESTION/ecouter/267

 

 

 

 

Chante le monde. Voyage musical autour du monde en 18 chansons et comptines


Carine Sanson (illustration), Au Merle moqueur, collection Les grands livres-disques d'Enfance et musique, 2010, 26 pages, 45 min.

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

 

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:41

   

 

 

Ce conte est issu d’un collectage effectué à Moulia, dans le Sud-Gabon. Dans le texte même, le conteur, gabonais, vise à restituer les veillées traditionnelles, grâce au préambule, aux ponctuations par les formules rituelles en langue bantoue, au refrain (police de couleur brune) – bilingue – entre les différents épisodes, aux nombreuses répétitions ponctuelles (soulignées par leurs caractères gras), typiques du style oral, ou propres à la structure de chaque épisode.

Les dialogues tiennent une place importante. Leur transcription en orange aide l’enfant à suivre le CD.

 

Le conte

Dinzune est la fille aînée de Tate Nzambi, l’homme le plus respecté du village. Sa beauté exceptionnelle la fait courtiser par tous, humains et animaux, mais elle est aussi particulièrement capricieuse. Si la leçon fondamentale du conte, explicite, répétée, est : « Que cette leçon nous serve pour demain./ De toute façon, nous sommes toujours/ En train de nous construire. », ainsi que la nécessité de la solidarité, Dinzune, quant à elle, persiste dans ses erreurs. Son premier mariage avère une créature étrange transformé en un beau jeune homme s’avère catastrophique : celui-ci la tue et la découpe en morceaux ainsi que leur enfant. Grâce aux pouvoirs de son père, elle renaît. Elle accepte successivement comme prétendants une tortue, un oiseau, un humain, qu’elle bannit (comme tous les membres de leur race) pour leurs pratiques et défauts naturels incompatibles avec la vie du couple. Seul Meghène-Fils-de-Panthères parvient à l’épouser, mais il périt pour satisfaire une envie de viande de son épouse enceinte - et ce malgré sa persévérance et sa ruse – face à la coalition des animaux, guidés notamment par Kudu-Fils-de-Tortue. Dinzune ne s’amende pas pour autant. La véritable leçon du conte, à résonance étiologique, est finalement la nécessité pour les humains et les animaux de rester à la place attribuée par la nature : la transgression des interdits entraîne le malheur.

 

Les illustrations

Elles ne sont pas nombreuses (11 en pleine page), mais de qualité. Modernes, stylisées, d’inspiration cubiste, de couleurs sobres, elles ne visent pas à restituer les motifs traditionnels : elles condensent les éléments clés de chaque péripétie. Les  instruments de musique de la couverture souple signalent les parties chantées.

 

Le CD est indissociable de l’album : c’est le meilleur vecteur de la transmission de ce conte oral. Il correspond au spectacle que présente Rémy Boussengui dans le cadre de l’agence Les Singulier(s). Il comprend 5 plages, correspondant aux 5 épisodes du conte, ce qui permet une fragmentation de l’écoute de ce conte long pour les enfants les plus jeunes (5-6 ans), et une réécoute des épisodes les plus riches (le 1er et le dernier).

Il s’ouvre sur des cris d’animaux, sur les paroles rituelles qui instituent le dialogue avec les participants.

Le conteur donne vie au conte tant dans les parties narratives que dans l’interprétation des différents personnages qui ont sa couleur propre. Sa tessiture vocale est très ample. Certes on peut être dérouté au départ par la voix et les intonations maniérées prêtées à Dinzune, destinées probablement à traduire son caractère capricieux et désinvolte. Mais on est ensuite pris par la voix puissante du conteur et les chants très réussis de certains épisodes, notamment le 4e : une très belle voix masculine et deux voix féminines s’entrelacent avec la narration. 3 instruments traditionnels les accompagnent, ceux que représente l’album : isanza, ndungu, mungongo (arc musical, arc en bouche).

 

Un album CD intéressant à découvrir en famille, pour le plaisir du conte, ou à l’école. Il se prête à une exploration transdisciplinaire et transculturelle, ouvre des pistes de réflexion, de recherche documentaire, de mise en voix ou de mise en scène partielles.

 

Liens

- Présentation de l’éditeur (accès à un extrait) : http://lejardindesmots.fr/librairie/product.php?id_product=67

- Présentation  du Choix des libraires : http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-98393-les-fiances-de-la-foret-conte-traditionnel-du-gabon.htm

- Le conteur : http://www.lessinguliers.fr/spip.php?article16

- Site de l’éditeur : www.lejardindesmots.fr
- Site de l’agence Les singulier(s) : http://www.lessinguliers.fr/

 

 

  

 

Les fiancés de la forêt. Conte traditionnel du Gabon


Rémy Boussengui (adaptation, narration), Sophie Auvin (illustrations), les éditions du jardin des mots, collection Les Savoureux, 2010, 64 pages, 46 min.

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

 

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:23

 

 

 

 

 

 

               Ménagerimes, de A comme Araignée à Z comme Zébu…

 

Jacques Jaurogné (textes et interprétation), Joël Sadeler (poèmes) Thibault Maillé (musique), Ezequiel Spucches (piano), Marin Jarrie (illustrations), Didier Jeunesse, collection Contes et opéras, 2009, 40 min

 

 

 

 

 

Jacques Haurogné a créé, à partir d'un recueil de poèmes de Joël Sadeler, 26 chansons qu’il interprète lui-même. Ce poète contemporain (1938-2000), tourné vers le monde, aime à faire se rencontrer mots et images dans la lignée d'un Prévert ou d'un Queneau ; professeur dans un collège de la Sarthe, toute sa vie il s’est voulu animateur en poésie. Jacques Haurogné offre un abécédaire animalier original, à la fois poétique et loufoque, un abécédaire de fabuliste présenté dans un spectacle coréalisé par Le Pool et le Carré Belle-Feuille de Boulogne Billancourt. L’araignée refuse de faire son numéro sans filet, la coccinelle s’en va « chez l’ami/ dermato/ [se faire] enlever/ les points noirs », le « Père kangourou/ est en courroux », l’ours « achète/[…] un grand chariot/qui fait des étincelles », « le zébubus/ […] croise/ un crocomobile » … Quelques animaux sont inattendus : le « forficule » (le perce-oreilles), le « quiscale » (petit oiseau), l’uranoscope (poisson des mers chaudes), bonne occasion de repérer les indices du sens et, pour les plus grands, de recherches dans les dictionnaires.
L’auteur joue sur les sons, l’orthographe, la grammaire (« L’oùgourou, Le quigourou, Le quandgourou »), la polysémie (l’ibis, oiseau et chaîne d’hôtel). 2 chansons décalées : Nid et surtout X, alors que le dictionnaire pouvait offrir « xylocope » (abeille charpentière) ou x
érus (sorte d’écureuil).

 

Liste des chansons
Araignée - Boeuf - Coccinelle - Dromadaire - Escargot - Forficule - Girafe - Hérisson - Ibis - Jaguar - Kangourou - Libellule - Marmotte - Nid - Ours - Puce - Quiscale - Raie - Souris - Tortue - Uranoscope - Vautour - Wapiti - X - Yack – Zébu.

 

L’album permet de goûter la saveur de chacun des textes ciselés avec finesse, dont les vers très courts font sonner les rimes. La dédicace de Jacques Haurogné, l’avant-propos de Thibault Maillé, la présentation finale de chacun des artistes soulignent la recherche de ce qui est plus qu’un simple abécédaire ludique.

Les illustrations de Martin Jarrie donnent à voir dans chaque page ou double page l’univers hétéroclite des chansons, rendant ainsi la poésie accessible à tous grâce à des couleurs relativement variées (avec cependant une dominante du vert et de l’orange), des dessins au trait géométriques, les visages et les postures humains des animaux. La mise en page des vers participe à la composition des tableaux.

 

Le CD est à mon sens plus séduisant et intéressant car plus varié dans les styles, malgré une instrumentation réduite au piano d’Ezequiel Spucches, et aux percussions d’Emmanuel Curt, à la différence de la mise en œuvre de Drôles d'oiseaux (présentation de  Croqu’livre : http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique197&debut_ouvrages_tout=10#pagination_ouvrages_tout). C’est d’ailleurs dans la logique même du projet de création de chansons à partir des poèmes de Joël Sadeler.
Sur ces poèmes très courts, Thibault Maillé a déployé longuement les mélodies, mariant classicisme et rythmes modernes, impertinence et tendresse. Ainsi la longue montée vers les rêves de la girafe est traduite par une lente mélodie mélancolique. La chanson de la puce fait entendre des vocalises. La performance vocale pour X évoque Claude Nougaro et Louis Armstrong. Des voix d’enfants dialoguent avec bonheur avec celle de Jacques Haurogné. Certaines chansons sont de véritables petites pièces de théâtre, notamment la grève des escargots. Le CD est donc non seulement une invitation à chanter mais une invitation à mimer, à mettre en scène.

 

Conclusion

Cet ouvrage de qualité peut être écouté dès 4 ans, mais pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle d’initiation à la poésie et à la musique, mieux vaut des enfants lecteurs et accompagnés. L’usage peut être familial, périscolaire et scolaire. A l’école primaire et même au début du collège, une exploitation pluridisciplinaire ou transdisciplinaire est possible : approfondissement de chaque chanson, comparaisons, mise en scène, écriture d’invention…

 

 

Liens
- Présentation de l’éditeur (accès à la liste des chansons, à 5 extraits musicaux, des images) : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=309

- Présentation sur Ricochet :

http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/39399-menagerimes-de-a-comme-araignee-a-z-comme

- Présentation du spectacle, du poète, du chanteur, du musicien et de l’illustrateur : http://www.artistikrezo.com/actualites/Divers/menagerimes-un-abecedaire-animalier-tres-singulier.html

- Site de Jacques Haurogné : http://www.jacqueshaurogne.com

- Présentation de Joël Sadeler par le Printemps des poètes : http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=poetheque&page=14&url=http://www.printempsdespoetes.com/poetheque/index.php?fiche_poete%26cle=473%26nom=Jo%EBl%20Sadeler

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu'livre - Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt qu'une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris ici, ceux que l'on aime et les autres...

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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