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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 00:03

 

                             La chemise d'une femme heureuse,

Susie Morgenstern (texte et narration) , Batia Kolton (illustrations), Louis Dunoyer de Segonzac (musique), Rachel Pignot, Julie Victor (chansons), Paul Christian Staïcu, Isabelle Grandet  (piano), Actes Sud, 2011, 48 pages, environ 45 min  

 

 

L’album peut ne pas paraître très séducteur a priori et a l’inconvénient de s’adresser à des enfants déjà assez grands, 8-9 ans, âge auquel les albums attirent souvent moins. Pourtant à la simple lecture, il peut séduire, peut-être davantage encore les filles que les garçons. Et le CD apporte véritablement plus qu’une simple lecture du conte, emportant l’adhésion.

Il s’agit d’une création de Susie Morgenstern qui interprète elle-même ce conte musical particulier.

 

Ce conte humoristique donc, assez long, subtil, d’un langage soutenu, exige une certaine maturité pour en saisir les implications.

La première phrase donne le ton : « Il était une fois, peut-être même plusieurs fois, dans un pays lointain, mais pas si loin que cela, il y a longtemps, ou pas tellement longtemps, un roi qui avait tout pour être heureux. » Il en va de même pour les noms des personnages : le roi Georgieporgie XIII dont le nom est emprunté à une nursery rhyme, la reine Annabellastella, « charme étoilé », Puttershissel le cuisinier, la jeune Manyamimi.

Une seule chose manque au bon roi Georgieporgie pour être heureux : que la reine sorte de son immobilité et de son mutisme, de son apathie, et qu’ainsi ils puissent avoir des enfants à qui transmettre son amour de la vie. Il a beau consulter tous les médecins du royaume, leurs prescriptions – marche, tricot, musique… - échouent lamentablement. C’est le cuisinier qui obtient un résultat : la reine trouve plaisir à casser des œufs. Mais comme elle mange les gâteaux avant même leur cuisson, elle se met à grossir et finit par s’aliter, incapable à nouveau de bouger. Le sage Chaim Yankel propose une solution : lui passer « la chemise d’une femme heureuse ». Contre toute attente, la quête de cette chemise dans ce royaume florissant et en paix est longtemps infructueuse. Les femmes interrogées, de toutes conditions, se révèlent toutes insatisfaites pour des raisons sociales ou privées. In extremis, les soldats découvrent une jeune fille pauvre, Manyamimi, qui vit isolée, que n’assombrit même pas la pensée de la mort. Elle accepte de donner son unique chemise, qui guérit instantanément la reine. Celle-ci peut enfin exprimer son désir : épouser le cuisinier, ce qu’accepte le roi, parce qu’il est veut son bonheur mais aussi parce qu’il est tombé amoureux de Manyamimi. Certes il ne l’épouse pas, mais il la rejoint le plus souvent possible. Tandis qu’Annabellastella met au monde « sept petits choux », le roi voit naître une petite « Simchafreilach ».

 

10 chansons ponctuent l’histoire, dont le texte est reproduit en fin d’album, à l’exception de la « morale » du conte : Le secret du bonheur, qui est insérée dans le récit.

Les chansons : Un jardin ; Aimer la vie ; Aimer l’amour ; Triste le jour et triste la nuit ; La santé ; La pâtisserie ; Pourquoi la reine a-t-elle grossi ? ; A la recherche d’une femme heureuse ; Le secret du bonheur ; L’amour.


La leçon de ce conte anticonformiste est claire : un amour lucide de la vie, par delà les petites ou grandes insatisfactions et frustrations, de la peur de la mort (« […] grâce à la mort, nous connaissons l’urgence de la vie »), une vie fondée sur l’amour. Sans être nommés, les problèmes complexes de la dépression, des troubles de la nourriture sont abordés : pour lutter contre la forme de dépression dont souffre la reine, il faut parvenir à (res)susciter en elle le désir, à changer donc son regard sur la vie (ce que symbolise discrètement le changement de chemise) ; il lui faut dépasser le stade où la nourriture vient combler un manque.
Les qualités d’écriture de Susie Morgenstern, romancière confirmée, contribuent au plaisir du conte et lui permettent d’éviter l’écueil de l’optimisme naïf : jeux de mots (« […] en parfaite santé./
"Santé !" trinqua le roi […] »), répétitions, énumérations (« alphabet (presque complet) » de gâteaux, les malheurs des femmes), comparaisons humoristiques (le roi « fondait comme le fromage d’une fondue suisse » à la pensée de la reine, « des gazons parfaitement manucurés »). La gourmandise des mots appartenant à tous les registres est à la mesure de la gourmandise des gâteaux.

 

Les illustrations

Batia Kolton, directrice artistique multimédia en Israël, représente la nouvelle bande dessinée israélienne. Ses illustrations peuvent dérouter les jeunes lecteurs qui les apprécieront plutôt quand ils auront goûté au plaisir du texte lu ou écouté. Elles sont en effet désuètes, de couleurs pâles (citron vert, ocre pâle, beige rosé notamment) et même ternes, à l’image de la grisaille de la vie de la reine, mais pleines de détails humoristiques, comme le gland du rideau tombant devant l’œil d’un portrait royal, le cimier du roi…. Le dessin tout en finesse est ciselé comme l’écriture.

 

Le CD

Il est en parfaite harmonie avec l’album. Le petit accent de Susie Morgenstern, sa façon de mettre en valeur chaque mot  en y prenant manifestement un plaisir extrême transmettent efficacement la leçon d’amour de la vie dont participe l’amour des histoires et de la lecture. La musique que Louis Dunoyer de Segonzac a créée pour le prélude et les 10 chansons, tantôt classique, tantôt jazzy, se marie bien avec le charme à la fois désuet, léger et malicieux du conte. L’interprétation des chansons par Julie Victor, et surtout celle, pleine de virtuosité, du pianiste Paul Christian Staïcu, d’un optimisme sans faille, incitent aussi à prolonger la découverte de l’instrument et de ses ressources.

 

Bilan

Cet album-CD original peut aider des enfants peu lecteurs, nouveaux arrivants  ou empêchés de lire (maladie, certaines situations de handicap) à profiter du plaisir de la lecture. On peut se l’approprier en famille ou individuellement. On peut aussi l’explorer à l’école, dans une approche disciplinaire ou transdisciplinaire : écriture du conte, exploration thématique, exercices de mise en voix, découverte du jazz…

 

Liens

- Présentation :

http://www.decitre.fr/livres/La-chemise-d-une-femme-heureuse.aspx/9782330001902
- Présentation de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/44204-la-chemise-d-une-femme-heureuse

- Extrait sur Le printemps du livre : http://printempsdulivre.bm-grenoble.fr/susie-morgenstern/

- Site de Susie Morgenstern : http://susie.morgenstern.free.fr/siteweb/

- Présentation de Louis Dunoyer de Segonzac : http://www.sdrm.fr/la_sdrm/bio_l_dunoyer_de_segonzac.htm 

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:14

 

                           Comptines et berceuses corses,

 Nathalie Soussana (collectage), Jacqueline Acquaviva-Bosseur (traduction), Dominique Salini (commentaires), Elodie Nouhen (illustrations), Jean-Christophe Hoarau (réalisation musicale), Didier jeunesse, 2011, 58 pages, 55’ 39’’ 

 

 

L’album

Nathalie Soussana a réuni 27 comptines, berceuses, jeux de doigts, danses, chansons d’amour, de travail (pêcheurs, bergers…), de fêtes : ce sont des chansons traditionnelles mais aussi actuelles, créées dans les années 1970 pour faire revivre la langue corse, sélectionnées en prenant appui sur la nouvelle édition de Cantu nustrale de Ghjermana De Zerbi (Albiana, 2009).

 

Liste des chansons

Ciuciarella ; A ballata di Mattea ; Seri, sera ; A merula ; Zilimbrina da Vicu ; Tippiti ; Nanna d’Aïtone ; I mulatteri d’Ulmetu ; Festa zitellina ; A tribbiera ; O pescador di l’onda ; Ninni nanna ; A la fiera di San Francè ; Martin culusciosci ; Tiruli ; Bellu zighizon’ ; Una volta ci era un rè ; A manu ; Pace cumpà, pace cummà ! ; Dormi bel bambi ; Antisanti ; L’imbasciatori ; Cappelli è mantelli ; Calicaloce ; Piovi, piovi ; Nanna di u Cuscionu ; Sott’à lu ponte.

 

Le texte de chaque chanson est donné à la fois dans la langue d’origine et dans la traduction française, ce qui facilite l’appropriation.

La partie documentaire est très soignée comme dans toute la collection. Les premières pages, Hier, aujourd’hui, demain…, situent l’évolution historique des chants, la répartition entre monodies (accompagnées surtout d’instruments à cordes : cetera (cistre à huit cordes doubles), violon, guitare) et polyphonies (toujours chantées a cappella ; ces dernières sont assez peu représentées dans l’album, ce qui peut décevoir). Il était une langue donne les informations essentielles sur la langue corse et les difficultés de la traduction. Si à partir de la Révolution, la langue et la culture populaire ont subi une érosion, en 1970 naît le mouvement « U riacquistu », de réappropriation. Le chant favorise la réappropriation de la langue, notamment en milieu scolaire et associatif.

Les pages finales de commentaires donnent pour chaque morceau des repères historiques, géographiques, culturels, gestuels et musicaux, qui permettent de préciser les indications générales données en préambule, de brosser les grandes lignes de la vie économique, sociale, politique et religieuse de Corse. Les berceuses, qui ont presque toutes été écrites à la fin du XIXe siècle par des lettrés, sont conçues comme des rituels de passage vers la mort symbolique du sommeil et préparent en même temps à la vie adulte (d’où l’existence de berceuses pour les filles et pour les garçons). Comme on peut s’y attendre, la nature, à la fois belle et rude, est mise en valeur. L’évocation des animaux est l’occasion de jeux sonores. L’humour, avec des allusions anticléricales ou politiques, joue également un rôle important (Seri, sera, Antisanti).

 

Les illustrations d’Elodie Nouhen sont très intéressantes, mais moins convaincantes à mon sens que dans d’autres albums plus poétiques. Le choix d’un jaune franc pour la couverture et les pages de garde traduit certes la lumière des paysages méditerranées, mais il produit des effets moins subtils que les autres couleurs, douces ou vives sans être saturées, ocres, rouges et vert foncé, qui évoquent à elles seules la vie de la nature. Mises en page variées et des doubles pages et représentation de personnages aux visages disproportionnés par rapport au reste du corps, comme celle des nombreux animaux stylisés, ne sont pas réalistes, comme pour évoquer la naïveté enfantine alors même que la technique est complexe, les crayonnés notamment. Toutes ces figures aux lignes courbes assez douces ressortent de la page et créent un sentiment d’accord profond entre personnages, animaux et nature. La dimension humoristique est souvent présente, par exemple dans la représentation d’un énorme merle doté de jambes posé dans une assiette (A merula, variante d’Alouette, gentille alouette, p.14).

 

Le CD

L’interprétation est de très grande qualité. C’est bien sûr le cas des artistes corses, nombreux, qui ont accepté de participer au projet : Xinarca et Anna Rocchi pour les berceuses, Paul-Félix Nasica (berceuse de Noël), Jean-Paul Poletti (compositeur de Fiesta ziteline). Mais c’est aussi le cas d’une dizaine d’autres interprètes adultes, hommes ou femmes, et des enfants qui apportent leur fraîcheur. Quant aux comptines parlées, elles peuvent servir à exercer aux nouvelles sonorités, de même que d’autres comptines jouent d’abord sur le plaisir des onomatopées, onomatopées qui évoquent à l’occasion le son du violon (Bellu zighizon’). Les instruments à corde non seulement accompagnent les chansons mais se déploient parfois seuls avec virtuosité. Les bruits qui accompagnent certains chants aident à en comprendre le sens : bruits de la nature (chants d’oiseaux pour A merula, bruit de la mer -rarement évoquée en musique- pour O pescador di l’onda), bruits de la fête ou des clochettes des muletiers…

Une mention particulière pour les berceuses Ninni nanna, Nanna d’Aïtone (préambule au violon), pour Zilimbrina da vicucore (chanson à danser sous forme de dialogue) ou encore A balada di mattea et les deux polyphonies.

 

Bilan

Cet album CD qui a reçu le prix de l’Académie Charles Cros n’est peut-être pas le plus envoûtant de la collection mais on peut se l’approprier assez vite tant pour un usage familial que pour un usage scolaire ou péri-scolaire. Toute la famille peut se réunir pour l’écouter, et le feuilleter, découvrir progressivement la culture corse. L’ouvrage se prête à une exploration disciplinaire et transdisciplinaire dès la maternelle. Une bonne initiation, ludique et esthétique, à la diversité culturelle. 

 

 

Liens

- Présentation de l’éditeur (accès à 5 extraits musicaux et à des images) : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=387

- Présentation du blog des Sandales d’Empédocle : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2011/06/23/comptines-corses1.html

- La langue corse : http://www.l-invitu.net/lingua.htm

- Elodie Nouhen : http://www.livrejeunesse82.com/Elodie-NOUHEN

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 22:25

 

                       Frogs and owls, 29 comptines en anglais,

Michel Boucher (illustrations),  Au Merle moqueur, 2011, 52 pages, 41 min, Label Enfance et musique

 

 

 

L’ouvrage est accessible dès 2 ans. Le répertoire proposé, issu du folklore traditionnel, est centré sur les animaux -comme l’annonce le titre Frogs and owls (Grenouilles et chouettes), les nombres (8 Onery, twoery, comptines énumératives comme Five purple elephants), les parties du corps, la nourriture. L’humour est largement présent : les grenouilles de Five little froggies tombent du haut d’un puits ; si Alice le chameau (Alice the camel) n’avait pas de bosse, ce serait un cheval… Certaines comptines sont chantées, d’autres parlées. Elles se prêtent parfois au mime : Snails trails, One, two, three a-leary. Ce répertoire enfantin est parfaitement adapté pour faire découvrir l’anglais de manière ludique.

 

Les chansons :
Five little owls ; Onery, twoery ; Snails trails ; My little blackbird ; Five little froggies ; Onery, twoery ; Over the meadow ; Inchworm ; Five purple elephants ; Onery, twoery ; Jelly fish ; Baby maths ; Onery, twoery ; This old man ; Mosquito one ; One, two, three a-leary ; My hat it has ine bobble ; Everyone freeze ; Onery, twoery ; Ten fat sausages ; One bootle of pop ; Onery, twoery ; Alice the camel ; Engine, engine ; One man went to mow ; Onery, twoery ; One little dream boat ; There were five in the bed ; Counting sheep.

Le CD

Compilation de titres parus dans Enfance et Musique, le CD est très bon et donne immédiatement envie de danser. Voix féminines et masculines alternent ou parfois s’unissent comme dans le canon Inchworm, en mettant en valeur l’humour des textes. Les interprétations sont riches et variées : country music (Engine, engine), jazzy,gospel, berceuses finales. Les instruments originaux : banjo, violon, autoharpe, tympanon ou kazoo, ainsi que les bruitages, contribuent au plaisir de la découverte.

L’album est moins convaincant. Il offre sur la même double page le texte anglais et sa traduction ou son adaptation selon les cas (sans que cela soit précisé, ce qui peut gêner dans la perspective de l’apprentissage de l’anglais). Ces textes se lisent mal sur les fonds colorés. La partition aurait été bienvenue. Ce sont surtout les illustrations qui paraissent plus contestables, notamment à cause de leurs couleurs assez soutenues quoique non saturées. Bleus, ainsi que mauves et roses (choix moins heureux à mon sens), dominent. Les petits animaux stylisés croqués en mouvement, comme la ronde des saucisses (Ten fat sausages) par exemple, traduisent l’humour des textes. La mise en page de la 5e chanson, Five little froggies, impose de prendre l’album dans l’autre sens.  

Bilan

Malgré les réserves émises, l’ensemble est sympathique. Il se prête d’abord à une découverte ou à une approche variée à l’école maternelle ou primaire (CP).familiale

 

 

Liens

-Présentation de Tout à Fée… bourbonnaise : http://feebourbonnaise.wordpress.com/2011/10/04/frogs-and-owls/

- Présentation de globedia : http://fr.globedia.com/frogs-and-owls

- Site de l’illustrateur Michel Boucher : http://www.michelboucherillustrateur.com/?page_id=3

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:26

 

                          Les plus belles chansons allemandes,

Marie Bignone (collectage), Rémi Saillard et Ronan Badel (illustrations), Samuel Collard (arrangements), Didier jeunesse, collection Les petits cousins, 2011, 58 pages.

 

 

 

Cet album CD, chanté par des enfants bilingues, permet de mettre en relation 12 chansons allemandes, 10 chansons françaises et 3 chansons dans les deux langues.
Les titres :

Es tanzt ein Bi-Ba-Butzemann ; Das Nasenbohr-Nashorn ;. Ein Mops kam in die Küche ; Il était une bergère ;. Ich geh’ mit meiner Laterne ; Lili Marleen ; Morgens früh um sechs ;Au jardin de ma grand-mère ;Grün, grün, grün sind alle meine Kleider ; La chanson des couleurs ;C’est Gugusse avec son violon ;Eine kleine Geige ; Am stram gram ; ABCD ; Dans ma ville ; ABC, die Katze lief im Schnee ; Le canon des flocons ; Der Fuchs geht um ; La clé de saint Georges ; J’aime la galette ; Backe, backe Kuchen ; Ronde de nuit ; Der Mond ist aufgegangen ; Liebe Elise ; Y’a une pie dans l’ poirier ; Frau Schwalbe ist ’ne Schwätzerin.

 

Le répertoire est très varié. Des classiques : Das Nasenbohr-Nashorn, chanté dans les écoles germaniques, Der Mond ist aufgegangen, poème sur la lune composé au XVIIIe par Matthias Claudius, mis en musique par Schutz, compositeur de musique sacrée, ou encore Lili Marleen, poème d’amour de Hans Leip composé pendant la première guerre mondiale, mis en musique par Norbert Schultze en 1939 et transformé en hymne à la liberté par l’actrice Marlene Dietrich. Des standards dans l’apprentissage de l’allemand : Grün, grün, grün sind alle meine Kleider, Eine kleine Geige, Morgens früh um sechs… Les morceaux qui mêlent les deux langues : la belle Ronde de nuit, Liebe Elise, chef d’œuvre d’humour de la première moitié du XIXe ou l’amusant ABC, die Katze lief im Schnee, insistent sur les correspondances entre les deux cultures.

Comme dans tous les albums de la collection, les pages documentaires finales, très riches, explicitent d’abord la démarche de sélection opérée par Marie Brignone, orthophoniste et conteuse : les chansons, choisies pour leur intérêt musical, leur beauté, leur humour, leur richesse linguistique ou phonétique, sont mises en correspondance pour leur sens (thèmes voisins), leur style (canons, chansons à tiroir, rondes, jeux collectifs…). Puis viennent les commentaires sur chaque chanson : origine, interprétations possibles (gestuelle, jeux, prolongements éventuels), dont tous, parents ou enseignants, peuvent librement tirer profit. Les traductions, d’abord françaises, puis allemandes, sont volontairement situées à la fin de l’album, pour que la découverte dans la langue allemande, l’investissement par le corps et la voix précèdent et donc favorisent éventuellement l’acquisition de la langue étrangère en tant que telle.

 

Les illustrations

Les illustrations de Ronan Badel et de Rémi Saillard aident à comprendre les chansons, soulignent les correspondances thématiques ou stylistiques. Ainsi le même personnage sur fond blanc illustre Morgens früh um sechs et Au jardin de ma grand-mère. L’alternance des deux illustrateurs aux techniques variées se marie bien avec celles des chansons allemandes et françaises, sans la redoubler. L’unité générale naît en particulier de la représentation humoristique et dynamique des personnages, en parfait accord avec la gaieté de l’interprétation musicale. On peut regretter le choix de la couverture jaune très convenue qui montre de petits animaux jouant ou écoutant de la musique. Si elle renvoie aux autres albums de la collection, elle ne met pas en valeur l’originalité des créations de Rémi Saillard. Celles-ci en effet, de couleurs souvent foncées, surprennent davantage et sont en harmonie avec le choix très éclectique des chansons. Un enchevêtrement de grosses lettres noires illustre Am stram gram. Le jeu des inclusions de Dans ma ville est représenté par les cases d’un grand escargot. Le canon des flocons joue sur le contraste entre le blanc et le noir.

 

Le CD

C’est un des plus accomplis de la collection. Piano, contrebasse, batterie accompagnent les chanteurs. Le rythme jazzy évoque parfois l’atmosphère des cabarets allemands des années 1930.

Les voix sont très belles, tant celles des adultes que celles des enfants : en solo, en chœur, en duo…, tous chantent avec entrain, heureux manifestement de chanter. Certaines comptines (Kinderreime) sont seulement déclamées ou récitées, conformément à la tradition allemande qui valorise la voix parlée, dans des pièces de théâtre radiophoniques par exemple. Dans ma ville devient un dialogue entre un enfant et un adulte. Les arrangements très rythmés invitent les enfants les enfants à s’approprier les chansons par le corps - mime, danse, mise en scène - et les répétitions (reprises en chœur ou en écho) facilitent la mémorisation du texte.

Une mention particulière pour deux chansons réunissant français et allemand : Lili Marleen et Liebe Elise qu’accompagne le piano avec virtuosité.

 

Conclusion

Cet album CD, accessible dès 3-4 ans (pour les plus jeunes, priorité au CD), peut être écouté en famille pour le plaisir et sensibilise ou initie à la langue et à la culture allemandes, et donc à la diversité culturelle. A l’école, c’est un excellent support pédagogique, qui peut être utilisé à l’école primaire  et même au collège étant donné la variété du répertoire. Le dossier final fournit les éléments d’une approche tant disciplinaire que transdisciplinaire : chacun peut s’en inspirer en fonction de son propre projet.

 

 

Liens

-Présentation éditeur : http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=388

- Présentation sur le blog des sandales d’Empédocle : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2011/08/25/les-plus-belles-chansons-allemandes-un-livre-disque-joyeux-p.html

- Présentation sur le blog les chroniques de Madoka (accès à des images) : http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-les-plus-belles-chansons-allemandes-jeunesse-79898082.html

- Site de Marie Brignone : http://maribri.magicrpm.com/tag/Marie+Brignone/

- L’illustrateur Ronan Badel : http://www.lesfunambules.com/artiste-ronan-badel/art20.html 

- L’illustrateur Rémi Saillard : http://www.didierjeunesse.com/artistes/illustrateurs?view=illustrateur&lettre=S&id=82

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 21:34

 

                La musique brésilienneLes petits cireurs de chaussures,

Béatrice Fontanel (texte), Charlotte Gastaut (illustrations), Fernando Cavaco (musique), Luis Torreao (conteur), Gallimard Jeunesse musique,  collection Mes Premières Découvertes de la Musique, Série À la découverte des musiques du monde, 2011, nouvelle présentation, 36 pages, environ 20 min. 

 

 


L’objectif de la collection est d’introduire de jeunes enfants, dès 2 ou 3 ans, à la musique d’un pays à partir de l’histoire d’un jeune enfant auquel ils puissent s’identifier.
Le jeune Jorginho doit quitter avec sa famille le Sertao en proie à la sécheresse et voyager dans la forêt amazonienne pour gagner une favela de Rio de Janeiro. Il devient cireur de chaussures et se bat avec des jeunes d’une autre favela : son compagnon, Zé Dinga, commence à lui apprendre la samba pour participer au carnaval. Les deux garçons transforment la caisse à cirage et les boîtes de cirage remplies de coquillages en instruments de musique ; ils commencent à jouer et à danser sur la plage. Le lecteur découvre donc ainsi quelques aspects (assez stéréotypés) de la réalité brésilienne.

Les illustrations de couleurs vives sont expressives : elles traduisent la luxuriance de la forêt et représentent de façon stylisée les principaux personnages. Elles visent de jeunes enfants.

A la différence de certains autres ouvrages de la collection, l’histoire n’apparaît pas un simple prétexte : le CD marie étroitement musique et narration. L’ouverture est musicale et chaque étape du récit a sa couleur propre : rythme évoquant le pas de l’âne, le fleuve tumultueux, déplacements et cris des animaux de la forêt. Avec l’arrivée à Rio-de-Janeiro, la voix humaine est introduite et se déploie dans la scène de danse finale. Fernando Cavaco est une figure actuelle de la musique brésilienne.
L’accent du conteur brésilien, Luis Torreao, dont la voix est chaleureuse, peut gêner quelque peu au début, mais il confère une plus grande authenticité au récit et rend plus naturelle la présence de mots en portugais du Brésil.

9 pages documentaires sur la musique terminent l’album et complètent les informations du CD : les instruments utilisés pour l’enregistrement de l’histoire (cavaquinho, guitare à 7 cordes, sanfona, berimbau, caxixis…) et la chanson en portugais ; les plages du CD correspondantes sont indiquées…) ; petit tour du Brésil en musique (carte du pays), évolution historique, rendez-vous musicaux, le compositeur Fernando Cavaco.

Cet album-CD permet aux jeunes enfants de découvrir dès 3 ans une autre culture en famille ou à l’école.


Liens
-Présentation éditeur (accès à un extrait) : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Catalogue/GALLIMARD-JEUNESSE/Mes-Premieres-Decouvertes-de-la-Musique-nouvelle-presentation/A-la-decouverte-des-musiques-du-monde/La-musique-bresilienne
- Site de l’illustratrice : www.charlottegastaut.com/ ; entretien sur le site de Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/entretiens/entretien/149-charlotte-gastaut

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:35

 

  Aimata et le secret des tambours. Un conte pour découvrir les tambours de Tahiti,

Laure Urgin, Teura Camélia Marakaï (conteuse), Elise Mansot (illustrations), Actes Sud junior, Les contes du musée de la musique, 2011, 41 pages,

 



La fiction évoque l’arrivée sur le trône d’Aimata, qui régna au XIX  siècle sous le nom de Pomaré IV, mais rien ne permet de déterminer si le fondement en est légendaire. Devenue reine alors qu’elle n’a que 15 ans, Aimata veut découvrir le secret d’un bon règne, qui serait détenu par les pa’hu (tambours). Mais leur langage lui reste étranger et elle finit par les maudire. Aussitôt le désordre s’installe. Pour réparer sa faute, elle décide d’aller consulter le sage Tuarai, qui lui apprend à chercher elle-même les meilleurs matériaux pour construire un tambour. Ce faisant, elle apprend le courage, l’habileté, la force, la dignité, la patience et l’équilibre, qui sont l’âme des tambours (la légende tahitienne dote ceux-ci d’une âme) et les lois d’un règne bienfaisant. La leçon du conte est explicite.
Conformément à l’objectif de la collection, l’écriture du conte est très soignée, musicale : jeux des rimes et des rythmes, nombreuses répétitions soulignant l’aspect initiatique du conte (et facilitant la mémorisation).
L’album se clôt sur 4 pages documentaires qui évoquent l’existence historique de la reine Pomaré IV et font découvrir les tambours : fonction, fabrication, différentes tailles. Un regret : aucune explication sur la langue tahitienne.

Les illustrations pleine page, auxquelles font écho de petites vignettes, sont à l’évidence très directement inspirées par les tableaux de Gauguin. Si elles peuvent séduire par leurs couleurs, les figures humaines sont considérablement affadies. Un choix peu créatif et peu convaincant.


Le CD est dépaysant. Il est le complément indispensable de l’album, plus encore que dans les autres titres de la collection. Les tambours sont de véritables personnages qui dialoguent longuement avec Aimata. Ils donnent tout son poids au texte et ce dernier permet d’entrer plus facilement dans une écoute attentive des nuances du jeu.
En outre le conte est bilingue. Le CD s’ouvre sur une réunion de musiciens, comme dans une fête, et en arrière-plan on entend un récit en tahitien (début du conte ou introduction). Tuarai parle d’abord en tahitien, sur un ton solennel, une petite partie seulement de ses propos étant assumée en français par la conteuse. L’accent de celle-ci, qui est tahitienne, tout en étant compréhensible, contribue au dépaysement. Sa diction assez maniérée peut déplaire, mais on s’y habitue, et la qualité d’écriture ressort bien.
Le CD se clôt sur le développement du chant entendu au début.


Bilan
Cet album-CD accessible dès 4-5 ans est un des meilleurs de la collection des Contes du Musée de la musique. Outre le fait que les enfants peuvent s’identifier à cette princesse impatiente, il offre l’occasion de découvrir la culture de Tahiti. Il peut réunir la famille et aussi être exploré à l’école grâce à une approche disciplinaire ou transdisciplinaire. Les quelques pages documentaires invitent à poursuivre les recherches sur la langue, la mythologie polynésienne, l’évolution historique de l’île…


Liens
- Présentation de la Cité de la musique (accès à un extrait audio) : http://www.citedelamusique.fr/Boutique/article.aspx?a=1020 ; accès à des etxraits de l’album :
http://www.actes-sud-junior.fr/livre.php?isbn=9782330000707
- Présentation de Ricochet  : http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/44134-aimata-et-le-secret-des-tambours
- Présentation de La mare aux mots : http://lamareauxmots.com/blog/?p=1326
-  Site de l’illustratrice Elise Mansot : http://imagiervagabond.fr/illustrateurs/elise-mansot
-  Le tahitien sur Lexilogos : http://www.lexilogos.com/tahitien_langue_dictionnaires.htm
-  Pomaré IV (Wikipédia) : http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C5%8Dmare_IV

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique196

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:48

 

 

                                          Droits d'enfants,

Léopoldine Gorret (textes et dessins), Denis Alber (textes et musique), Formulette Production, 2010, 32 pages, environ 37 min.

 

 


Le projet de cet album-CD, parrainé par l’Institut International des Droits de l’enfant, est nettement didactique et sa mise en œuvre assez sage, surtout en ce qui concerne l’album, est musicalement de qualité.

L’album
La préface du Directeur l’Institut International des Droits de l’enfant s’adresse aux enfants et précise ce qu’est un enfant, les notions de droit, de convention, adoptée le 20 novembre 1989, et donc de règles que l’enfant doit lui aussi respecter.
Le texte de chacune des 16 chansons est suivi de commentaires qui explicitent (en caractères gras) l’article illustré en un langage adapté aux jeunes enfants, puis (en caractères plus petits) quelques caractéristiques des animaux qui ont motivé le choix ou, pour certaines, quelques détails du texte. Ces dernières précisions peuvent sembler moins utiles, car décentrées par rapport à l’objectif principal de l’album. Elles s’adressent à de jeunes enfants. L’album se clôt sur les extraits de la Convention des droits de l’enfant qui ont été illustrés. La vignette de l’illustration facilite le repérage, les chansons ne suivant pas l’ordre des articles. On peut regretter l’absence du texte intégral (pour l’usage des accompagnateurs).
Les vers de six syllabes qui riment, l’écriture très simple (syntaxe et vocabulaire facilitent la mémorisation, mais privent les chansons d’une dimension vraiment poétique.

Titres/droits : Les moutons se ressemblent (non-discrimination) ; Quand l’éléphanteau naît (l’éducation) ; Madame la renarde (protection même en l’absence de famille) ; Les oies aiment cacarder (liberté d’expression) ;  Cours, cours, cours (nom et nationalité) ; Tout coq un brin galant (protection contre l’exploitation sexuelle) ; Messieurs les lions règnent (protection en cas de guerres) ; Gruïk gruïk grogne la truie (vivre avec ses parents) ; Quatre enfants tigres rient (loisirs) ; Il est une histoire triste (protection contre les mauvais traitements) ; Les chèvres ont appris (santé et services médicaux) ; La carapace douce (dignité de l’enfant handicapé) ; Avec notre cochon (niveau de vie décent) ; Depuis neuf longs mois (vie et développement ) ; Les lapins ont très peur (protection de la vie privée) ; Un caddie pour les courses (protection contre l’exploitation).

Illustrations
Les illustrations occupent la page de droite. La plupart sont faites à la main : très stylisées, parfois minimalistes (Quand l’éléphanteau naît), peu colorées, elles sont agréables. Quelques-unes sont  constituées de photos (Gruïk gruïk grogne la truie). Elles jouent souvent sur différents cadres en accord avec le texte : dans Cours, cours, cours, la mise en évidence du numéro du cheval souligne la nécessité des fiches signalétiques.

2 CD
L’un comprend les chansons, l’autre les orchestrations et les partitions qui permettent aux enfants de s’approprier des chansons au rythme entraînant.
C’est la dimension musicale qui donne force aux textes, les développements musicaux compensant une certaine sécheresse des textes, et permet de faire sentir aux enfants la portée des articles de la convention qu’ils illustrent, par exemple lorsqu’ils évoquent les souffrances des renardeaux privés de leur mère (avec des accents qui font penser à Reggiani) ou des éléphants dans les cirques avec des accents.
Les airs et les styles sont relativement variés, avec des similitudes entre certains titres. Ils méritent une écoute attentive et supportent les réécoutes. Ainsi on reconnaît notamment des rythmes de bossa nova, de cha-cha cha, de valse musette, de jazz… Violon, violoncelle, guitare, percussions dominent, mais on entend aussi la trompette, le trombone, l’accordéon...
La voix chaleureuse de Denis Alber se marie bien avec celle des enfants qui dialoguent avec lui ou en chœur certaines strophes.   


Un ouvrage qui peut être découvert en famille, et a toute sa place dans les centres de documentation des écoles primaires comme support pour l’instruction civique ou des travaux d’écriture d’autres fables comparables.


Liens

- Présentation éditeur : http://www.formulette.fr/collection-grandir/46-droits-d-enfants.html
- Interview et extraits du concert du chanteur Denis Alber : http://www.youtube.com/watch?v=TSt457aDE0Q,
www.youtube.com/watch?v=lVT1-OjrBrQ, http://www.youtube.com/watch?v=PGNoseVpx84&feature=related
- Texte intégral de la Convention internationale des droits de l’enfant : http://www.droitsenfant.com/cide.htm

 

 

 

 

Vous pouvez consulter la sélection de livres CD de l’association Croqu’livre – Centre Régional de ressources en littérature de jeunesse.

Cette liste, plutôt d’une sélection, est une analyse de la production par un groupe lecture qui se réunit régulièrement. Tous les titres sont repris, ceux que l’on aime et les autres…

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:15

 

                                          L'arbre à musique,

Jacques Haurogné et Xavier Lacouture (texte), Francis Lemarque (chansons), Vincent Farges (illustrations), Jacques Haurogné (interprétation du texte et des chansons), Ezequiel Spucches (pianiste), Johanne Mathaly (violoncelliste), éditions des Braques, collection Un livre, un CD, 36 pages, 54'32''.  

 

 


Le projet est original et parfaitement maîtrisé : non seulement redonner vie à des chansons populaires – pour la plupart inédites - créées par Francis Lemarque dans les années 1950 (un CD comprenant les chansons du bestiaire de Francis Lemarque avait été publié en 2004), mais les intégrer à une histoire qui, loin d’être un simple prétexte artificiel, leur donne une portée encore plus profonde. Ces chansons, qui n’étaient pas toutes destinées à des enfants, ont pour point commun de raconter des histoires fantaisistes et poétiques dans l’esprit des fables et des contes traditionnels : elles parlent donc à l’imagination des enfants d’aujourd’hui.

Jacques Haurogné et Xavier Lacouture donnent donc la parole à un vieil homme qui se souvient avec tendresse et humour de son enfance pendant la dernière guerre. Alors qu’il n’était qu’un petit garçon qui fuyait avec ses parents parce qu’ils sont juifs, il est confié à une école de campagne. Cette école, dirigée par Mme Jacinthe, accueille des enfants comme lui, qui prennent des noms d’animaux. Il restitue le point de vue de l’enfant ignorant les enjeux de la guerre mais sensible à la peur et aux espoirs. L’enfant se lie d’amitié avec Rosie la Marmotte , une petite fille tsigane, qu’il défend contre les moqueries des autres et avec laquelle il reste pendant les vacances d’été. Chaque jour, Mme Jacinthe écoute la radio qui délivre des messages énigmatiques (de vrais messages de radio Londres se mêlent aux messages fictifs). Un jour Rosie disparaît et l’enfant, perché dans son « arbre à musique », se réfugie dans les histoires qu’il invente pour échapper à la solitude et aux menaces qui rôdent. Quand vient la fin de la guerre, il retrouve Rosie, sa mère, mais son père ne réapparaît pas parmi les survivants, les blessés qui progressivement rentrent au village. De son enfance, le narrateur a gardé le pouvoir de regagner son « arbre à musique ».
L’album se clôt sur deux doubles pages documentaires, qui permettent de comprendre le contexte historique et d’élucider les allusions que le point de vue adopté dans l’histoire ne permet pas de développer. Ces pages invitent les plus grands à prolonger les recherches dans un cadre scolaire et à découvrir avec leurs parents ou leurs grands-parents les liens de l’histoire familiale avec la grande Histoire.
On peut regretter que, comme dans les autres albums de la collection, le texte des chansons ne soit pas reproduit. On peut cependant pallier cet inconvénient en consultant le site de Jacques Haurogné notamment.
Liste des chansons : Le petit cordonnier ; L'alphabête ; Le crapaud ; La grenouille ; La forêt endormie ; L'arbre à musique ; Le caniche et l’oiseau ; Le merle et le renard ; L’ours ; Un chamois racontait ; Le mille-pattes ; Rosie la marmotte ; Une marguerite ; Plaies et bosses (http://www.jacqueshaurogne.com/album.php?id=32 : accès aux paroles).


Les illustrations
Vincent Farges illustre l’album grâce à des pochoirs et des tampons aux couleurs non saturées. Ces illustrations sont en parfaite harmonie avec le caractère elliptique, suggestif et poétique de l’histoire, dans laquelle les enfants sont préservés des violences directes de la guerre dont ils subissent le contrecoup. La fuite avec les parents est représentée par un envol qui fait penser à des figures de Chagall malgré des couleurs plus sombres.

Le CD
La nature même du projet met en évidence la complémentarité de l’album et du CD. Jacques Haurogné conte avec sensibilité l’histoire. D’une voix chaleureuse, il donne vie aux péripéties, aux différents personnages qu’il joue véritablement. D’ailleurs pour les enfants les plus jeunes l’écoute préalable peut sembler préférable. Récit, bruitages, chansons s’enchaînent naturellement.
L’interprétation des chansons par Jacques Haurogné et l’accompagnement, au piano par Ezequiel Spucches et au violoncelle par Johannne Mathaly, sont brillants. Le véritable travail de réécriture peut être apprécié et/ou étudié grâce aux enregistrements de Francis Lemarque accessibles sur Internet (sur You tube ou Deezer). Jacques Haurogné transforme chaque chanson en de véritables scènes de théâtre qui peuvent aussi bien donner envie aux enfants de jouer que de chanter ces airs à la fois variés, porteurs de toutes les nuances des sentiments, et faciles à retenir.


A partir de 7-8 ans et sans limite d’âge.
Une réussite rare : visée didactique, pédagogique et qualité esthétique vont de pair. Cet ouvrage qui illustre le pouvoir de l’imagination et de l’art ainsi que le devoir de mémoire mérite d’être découvert et savouré en famille et de prendre place dans les centres de documentation des écoles primaires et des collèges. C’est un excellent outil de travail disciplinaire (histoire, français, musique, arts plastiques) et transdisciplinaire.


Liens
- Présentation éditeur (feuilleter l’album, extrait audio) : http://www.leseditionsdesbraques.com/livres/larbre-a-musique
- Présentation détaillée de 100000reves.com : http://www.100000reves.com/larbre-a-musique-un-voyage-en-resistance-onirique (extraits, images)
- Extrait plage 1 : http://www.musique-education.com/produit/document/wma/4812/plage-1.wma, extrait de l’album : http://www.musique-education.com/produit/document/pdf/4691/extrait-livre.pdf
- Site de Jacques Haurogné : http://www.jacqueshaurogne.com/ ; présentationdu CD :
http://www.jacqueshaurogne.com/album.php?id=32
- Site de Francis Lemarque : http://www.lesamisdefrancislemarque.fr/Frameset-index.htm
- Francis Lemarque sur Deezer.com : http://www.deezer.com/fr/music/francis-lemarque, sur
You tube : http://www.youtube.com/results?search_query=Francis+lemarque&oq=Francis+lemarque&aq=f&aqi=g4&aql=&gs_sm=e&gs_upl=29735l37275l0l38641l18l17l0l8l8l0l230l1496l0.6.3l9l0
- Site du pianiste Ezequiel Spucches: http://www.ezequielspucches.com/

 

 

 

  

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:16

   

                                          Abécédaire en 26 Chansonnettes,

Boris Vian (textes), Tomi Ungerer (illustrations), Lucienne Vernay (musique), groupe Debout Sur Le Zinc (interprétation), Formulette,septembre 2011, 40 pages.

 

 

  

L’abécédaire de Tomi Ungerer n’avait jamais été intégralement publié. La mise en relation avec les 26 chansonnettes de trente secondes écrites par Boris Vian dans les années 1950 sous le titre de L’abécédaire pour les enfants et les usagers du téléphone, mises en musique et enregistrées avec les Quatre barbus par Lucienne Vernay en 1972, est très heureuse et l’interprétation originale du groupe Debout sur le Zinc leur donne toute leur dimension grâce à des arrangements électriques et acoustiques. Malicieuses, espiègles ou tendres, elles sont faciles à mémoriser. Les vers très courts jouent non seulement sur les rimes mais de multiples assonances et allitérations. La répétition visuelle de chaque lettre dans différentes positions dans le mot est mise en évidence par le jeu des polices de couleur. Les différentes graphies, dans le bandeau, le texte, le filigrane de la page nourrissent l’apprentissage.
Chaque lettre est associée à un prénom, et si certains prénoms sont datés, le choix est aussi guidé par fantaisie (Quintal par exemple), et c’est la fantaisie qui rend les textes éternels.

Les 27 titres :
A comme Anatole, B comme Berthe, C comme Célestin, D comme Désiré, E comme Eugène, F comme François, G comme Gaston, H comme Henri, I comme Irma, J comme Joseph, K comme Kléber, L comme Louis, M comme Marcel, N comme Nicolas, O comme Oscar,  P comme Pierre, Q comme Quintal, R comme Raoul, S comme Suzanne, T comme Thérèse, U comme Ursule, V comme Victor, W comme William, X comme Xavier, Y comme Yvonne, Z comme Zoé, Mon abécédaire en musique (http://www.amazon.fr/Ab%C3%A9c%C3%A9daire-Chansonnettes-Textes-Boris-Vian/dp/samples/B005HR0DXK/ref=dp_tracks_all_1#disc_1).

Illustrations et mise en page
Les grandes lettrines de Tomi Ungerer sont soutenues par des personnages qui viennent souligner la forme des lettres majuscules et sont en harmonie par leur nature et leurs postures avec l’humour des chansons. Elles sont situées alternativement en haut ou en bas de page ; la lettre en simple majuscule d’imprimerie se détache quant à elle dans le titre situé à l’opposé. Les couleurs sont sobres comme la mise en page : teintes brunes sur un fond beige  agrémenté d’un discret filigrane.

 

Le CD

L’interprétation au rythme endiablé du groupe Debout sur le Zinc est encore plus loufoque que les textes de Boris Vian. On peut la mesurer à l’aune de l’interprétation très sage de 1972, fondée sur les airs des chansons traditionnelles. Les instruments sont variés : violon, trompette, guitares, accordéon, banjo, mandoline, tin whistle, accordéon diatonique, basse, contrebasse, batterie, percussions. Par leur choix, une tonalité propre est donnée à chaque chanson : rock, celtique, tsigane, folk… .

Les chansons –texte et musique- sont faciles à mémoriser. Les enfants peuvent ainsi se les approprier, les chanter, les mettre en scène. Ils peuvent aussi à leur tour créer des lettrines ornées ou illustrer à leur guise les chansons.

 

 

L’excellence du CD enrichit et fixe la découverte des lettres ; elle fait durer le plaisir même pour des enfants lecteurs. Quant aux plus petits, ils peuvent apprécier la fantaisie des lettrines et des chansons et commencer insensiblement à apprendre.

Ouvrage à découvrir en famille et également destiné à devenir un incontournable des bibliothèques et classe pour les grandes sections de maternelle et les CP.

 

Liens

- Présentation sur Amazon :

http://www.amazon.fr/Ab%C3%A9c%C3%A9daire-Chansonnettes-Textes-Boris-Vian/dp/B005HR0DXK
(accès à des extraits musicaux)

- Vidéo du groupe sur You tube (extraits et explications sur le projet) : http://www.youtube.com/watch?v=EfGrftGVU_U
- Exposition « Ogres, Brigands et compagnie » au musée Tomi Ungerer à Strasbourg du 17 novembre 2011 au 19 février 2012 : une partie des illustrations y sont présentées.

- Présentation de Tomi Ungerer sur Ricochet : http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/initiale/U/auteur/1408-tomi-ungerer 

-Site officiel de Tomi Ungerer (en anglais) : http://www.tomiungerer.com/

- Groupe Debout sur le Zinc : http://www.dslz.org/

- Vidéo de l’interprétation de Francine Vernay et des Quatre barbus, donnant accès aux textes et aux illustrations du livret : http://www.youtube.com/watch?v=k8N1o54ikFY&feature=related

 

 

 

  

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:47

 

 

 

                                            

 

                                           Les aventures de p’tit Bonhomme,

Pierre DELYE (auteur et conteur), Cécile Hudrisier, Martine Bourre (Illustratrices), Grégory Allaert (compositeur), Collection Contes musicaux, 2011, 17 minutes.

 

 

 

Le P’tit Bonhomme des bois et La grosse faim de P'tit Bonhomme, deux classiques du conte de randonnée, parus en 2004 et 2005, sont interprétés avec bonheur par leur créateur, et l’ensemble est une réussite parfaite, à conseiller à tous les parents, accompagnateurs et enseignants de maternelle.

 

Les contes

Les deux contes sont complémentaires. Ils mettent en scène un p’tit bonhomme et ont pour thème central la faim. Ce sont deux contes de randonnée construits par accumulation, sous la forme complexe du  « toboggan » (situation mise en place par accumulation puis déroulée en sens inverse). Ils n’en sont pas moins bien différents.

Dans le premier, qui s’adresse aux plus petits, P’tit Bonhomme est un « lutin lunaire », naïf et insouciant. Alors qu’il flâne, il est progressivement suivi par une succession d’animaux attirés par sa chair tendre puis par celle de toutes les autres bêtes qui précèdent. Lui qui, étant le plus petit, est la victime potentielle, échappe au danger sans même avoir pris conscience de celui-ci.

A l’inverse, dans le deuxième, P’tit Bonhomme est une sorte de petit poucet débrouillard qui, pour satisfaire sa « grosse faim », provoque les différentes péripéties : il remonte la chaîne de la fabrication du pain, donnant ainsi une leçon de choses vivante et pleine d’humour ainsi qu’une leçon de solidarité.

La structure narrative permet aux jeunes lecteurs/auditeurs de s’amuser à reprendre la liste des animaux d’une part et la liste des éléments nécessaires à la confection du pain d’autre part, et d’anticiper les deux refrains  « Ce doit être bon, un p’tit bonhomme des bois » et « Parce que j’ai faim ! ». Les  morales sont implicites : « Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras », « avoir les yeux plus gros que le ventre » dans un cas et «Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » (maxime de Confucius), apprendre à faire plutôt que faire la charité dans l’autre.

 

Les illustrations

Les illustratrices, qui toutes deux travaillent sur les matières, les collages et la typographie, mettent  en même temps parfaitement en évidence la spécificité de chaque conte.

Martine Bourre a composé pour Le P’tit Bonhomme des bois des illustrations stylisées, quasi-géométriques, vives et colorées, avec des dominantes orange et verte. Papiers déchirés et grattés, laines, feuilles mortes et pommes de pin composent un univers poétique. Et une signalétique visuelle permet de récapituler les animaux croisés, clin d’œil malicieux qui en même temps aide le très jeune enfant à se repérer.

L’univers de Cécile Hudrisier est à l’évidence plus composite, en harmonie avec le thème même du conte : elle découpe, colle et coud avec originalité tissus, papiers, gommes, ficelles, cailloux, bouts de bois. Elle campe avec tendresse personnages et animaux comme des sortes de marionnettes.

Le CD

Pierre Delye, véritable conteur, donne toute leur dimension à ces deux contes : livre et CD se complètent parfaitement. De sa voix chaleureuse, il individualise avec humour chaque personnage. L’enfant a l’impression d’être plongé au cœur d’un véritable spectacle qui lui fait savourer chaque mot.

La musique acoustique, la guitare notamment, de Grégory Allaert assure le passage entre les épisodes et souligne elle aussi la malice du conteur.

Tout concourt à inviter l’enfant à participer et même à jouer à son tour.

 

 

Liens
- Présentation de l’éditeur :
http://www.didierjeunesse.com/component/catalogue/?view=article&id=371 (accès à 4 extraits et à des images)

- Présentation du blog des Sandales d’Empédocle : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2011/04/04/les-aventures-du-p-tit-bonhomme.html

- Présentation de Krinein.com : http://www.krinein.com/livres/les-aventures-p-tit-bonhomme-est-taille-compte--15254.html

- Présentation de l’auteur sur le site des Incorruptibles :http://www.lesincos.com/lesincos-fiche-auteur.html?aut_id=173
- Site de Martine Bourre : www.martinebourre.com/

- Site de Cécile Hudrisier : http://www.didierjeunesse.com/artistes/illustrateurs?view=illustrateur&lettre=H&id=108

 


Pour travailler sur les contes de randonnée
- Textes énumératifs, randonnées, sélection thématique sur Croqu’livre : Quelques éléments de définitions ; Différentes formes ; Sélection commentée ; Bibliographie complémentaire : http://www.croqulivre.asso.fr/spip.php?rubrique41
- Ces histoires qui chantent : Les contes-randonnées, Lettre de Didier jeunesse n°5 : http://www.didierjeunesse.com/images/professionnels/Lettre_de_Didier_5_Ces_histoires_qui_chantent.pdf

- Contes de randonnées, sur le site des écoles de l’académie de Rouen : Au sujet des contes de randonnée ; La randonnée d’après Pascal Quéré, conteur (Mouvement            , Argument, Sens) ; Sitographie (Des sites qui vous apporteront des compléments d’informations sur le conte de randonnée) ; Bibliographie pour découvrir 62 contes de randonnée ; Bibliographie pour affiner votre connaissance du conte de randonnée et faire le lien avec les apprentissages langagiers ; Au cycle 2, un réseau de genres voisins a comparer : ecoles.ac-rouen.fr/circ_dieppe.../conte/...conte.../conte-randonne.doc

- Sélection d’albums à structure répétitive de l’association LSA (Lecture Source d’Apprentissages): http://perso.wanadoo.fr/lsa-17/listes/refer.htm http://lsa-17.pagesperso-orange.fr/listes/repete.doc
- Récits en randonnée sur le site du Télémaque (académie de Créteil) : http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/comite/randonne.htm

 

 

 

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